vendredi

D'encre amère..


Je marche, essayant de profiter
de cette solitude qui m'est imposée


Comme un oiseau je plane au-dessus du néant
l'illusion de ne plus avoir de lien avec le continent
Le vent m'aère et m'empêche de trop penser
je ferme les yeux et tout devient immensité

Comme dans les yeux d'un enfant
Les secondes deviennent éternités


Là-bas, au bout de ce chemin, dans quelques pas
je parviendrais enfin chez elle, je sais qu'elle sera là

Mais c'est plus tard, et l'instant présent me plait
chaque pas est une pause, un petit bout de paix


L'instant à venir me tarde, mais je ne m'y précipite pas
je savoure l'instant où tu vas ré-apparaitre devant moi

Il faudra trouver un mot, une phrase serait même mieux
mais je n'aurais qu'un sourire à t'offrir, sans quitter tes yeux


Chaque pas me rapproche, mais je ralentit toujours
enivré d'en finir avec l'impatience de ce jour

Je n'arriverais pas à dire que tu m'as manqué un peu
mais j'espère que tu sauras le deviner dans mes yeux

[ je tremble de te perdre ]

2 commentaires:

Framboise a dit…

Ce que m'inspire tes mots et tes dessins.

Douceur amère hors du temps,
chemin parallèle et pourtant lointain.
Larme interieure devant l'équilibre incertain.
Sous la furie du vent
courent les sentiments.
trésor d'un unique moment.

Manior.. a dit…

Vent
Sentiments
équilibre incertain
Lointain
Temps...

Tua s raison, ces mots vont bien ensembles parfois!